Le paysage urbain au profit de l’attractivité touristique des villes

et

Résumés

Le tourisme urbain devient l'une des principales fonctions des villes et son importance continue de croître. C'est le résultat, parmi d'autres, de la prospérité croissante, ainsi que l'amélioration de l’offre touristique conçue autour de grands projets urbains et des paysages. Une offre dont la qualité et l'attractivité déterminent souvent la compétitivité des villes, ainsi que leur développement. Par conséquent, à travers trois expériences : la rivière Cheonggyecheon à Séoul, le projet Emsherpark en Allemagne et la promenade de la baie d’Alger, ce travail, ambitionne d’analyser les effets de l’intégration du paysage urbain dans les grands projets d’aménagement sur le tourisme en ville. Il s’intéresse également à identifier les éléments du paysage urbain mis au profit de la ville durable.
Urban tourism becomes one of the main functions of the cities and its importance continues to grow. This is the result, among others, of the growing prosperity, as well as improving the offer of tourism designed around the large urban project and of the landscape. An offer whose quality and attractiveness, often determine the competitiveness of cities and their development. Therefore, through three experiments: the river Cheonggyecheon Seoul, the project Emsher park in Germany and the promenade of the bay of Algiers, this work aims to analyze the effects of the integration of the urban landscape in the large-scale development projects on tourism in the city. He is interested also in identifying the elements of the urban landscape used for the benefit of the sustainable city.

Texte intégral

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Introduction

Dans le processus de développement des villes, plusieurs facteurs interagissent pour maintenir leurs compétitivités et assurer leurs attractivités entre autres la promotion du tourisme. Communément appelé tourisme de ville, le tourisme urbain présente une opportunité stratégique pour les villes afin de propulser leur croissance économique, valoriser leur potentiel culturel, naturel et identitaire et assurer leur visibilité à l’international. Alors que « Longtemps synonyme d’exode vers la plage, vers les paradis verts ou vers les déserts blancs, le tourisme est resté souvent un domaine étranger au gestionnaire de la ville » (Clarimont et Vlès, 2010). L’oxymore traditionnel « tourisme urbain » s’efface peu à peu, tandis que le tourisme apparaît désormais dans les politiques urbaines actuelles, affirment Clarimont et Vlès. Ces dernières s’orientent vers des actions stratégiques qui tentent de mettre en avant le caractère singulier de la ville. Pour ce faire, la ville use de plusieurs leviers pour se distinguer et s’affirmer. Le paysage qui suscite depuis quelques années un intérêt dans les pratiques d’aménagement urbain de par sa possibilité à répondre aux enjeux tant environnementaux, sociaux qu’économiques de la ville durable constitue un de ces leviers de promotion touristique. En effet les villes se tournent vers leur potentiel paysager considéré comme levier, elles misent de plus en plus sur le paysage pour la promotion de leur tourisme urbain. Cet article se propose de questionner l’efficience du concept de paysage au service du développement touristique de la ville.

 La ville à la recherche d’une image singulière 

Afin de tendre à un statut de ville internationale, les villes poursuivent souvent trois orientations majeures, « séduire par l’apparence avec les fonctions urbaines ; s’affirmer par la puissance avec les fonctions économiques ; s’imposer par l’audience avec les fonctions politiques et culturelles. » (Houllier-Guibert, 2010). L’Urbain, l’Économie et la Culture forment ainsi le triptyque de la construction de l’image de la ville, atteste Houllier-Guibert. Une image qui se doit d’être de plus en plus attractive. Aujourd’hui la ville ne cherche pas seulement à atteindre une meilleure satisfaction des citadins par l’amélioration de son cadre de vie, mais aussi à offrir un cadre urbain plus attrayant pour attirer davantage de touristes. « Le pouvoir d’attraction d’une ville se joue sur sa capacité à attirer l’attention, à faire rêver et, à terme, faire venir ; l’objectif est avant tout de se démarquer et de pouvoir se positionner dans un système inter-urbain afin d’en dégager le plus de bénéfices possibles » (Genaille, 2007).

Le caractère distinctif et singulier que peut représenter la ville devient ainsi un facteur d’attractivité dans la dynamique concurrentielle actuelle. Il est alors primordial pour la ville d’entretenir un capital image qui passe à travers de nouveaux leviers comme les labels, l’évènementiel, la culture, la qualité du cadre de vie mais aussi par ses potentialités paysagères, par son patrimoine bâti, par son patrimoine naturel qui constituent une vitrine valorisante pour sa mise en scène.

En étant l’image première que l’on garde en mémoire, la ville ne peut être séparée de son paysage. En effet, les villes possèdent souvent un important potentiel architectural et naturel qui compose un paysage urbain singulier qu’il est nécessaire de protéger, de valoriser et d’aménager. Et comme le souligne Florent Hebert (2008), « chaque ville a des possibilités spécifiques de constituer son paysage, nourri de formes et de rythmes passés, et d’autres possibilités présentes, en devenir ». Les potentialités paysagères dont jouit la ville (la mer, le fleuve, la forêt, les monuments, etc.) peuvent ainsi être des atouts sur lesquels peuvent miser les projets urbains afin de pouvoir offrir à la ville la possibilité de se construire une image singulière, plus attrayante, ainsi qu’un cadre urbain plus chaleureux où il fait bon de vivre et de séjourner.

La qualité paysagère d’une ville, comme son cadre architectural, jouent aujourd’hui un rôle décisif dans la notoriété d’une destination. Le paysage est sans conteste un argument de développement et de promotion touristique de la ville durable. Mais quelles sont les possibilités qu’il a pour créer de la valeur ajoutée pour un territoire urbain afin de le démarquer, de l’affirmer, et de le rendre plus attractif ? C’est à cette interrogation que tente de répondre cet article. Mais avant, il est judicieux de revenir sur ce concept et sur son entrée fulgurante dans le domaine de l’urbanisme.

Le paysage, un thème fédérateur du discours urbanistique autour de la ville durable 

Avec le développement des villes, la notion de paysage s’ouvre de plus en plus aux milieux urbains. Cette notion qui a longtemps été dissociée de l’urbain et constituait une sorte d’oxymore, tel que l’exprimait Pascal Aubray (2006), pour qui le caractère artificiel de l’urbain l’oppose au naturel du paysage, trouve aujourd’hui un regain d’intérêt. Le paysage opère ainsi un retour dans les pratiques aménagistes. Et s’il s’est posé avec de plus en plus d’acuité depuis la fin du XX siècle (Berque, 1994), ceci est dû à l’évolution sémantique extraordinaire du concept. D’une simple toile de fond le paysage se définit aujourd’hui comme la relation de la société à l’espace et à la nature, comme élément constitutif de l’identité spatiale de l’individu qui se construit à travers la relation sujet-environnement, et se place ainsi au cœur du rapport sensible et affectif qu’entretiennent les individus avec leur cadre de vie. Le paysage n’est plus considéré comme un simple objet de contemplation, mais plutôt comme un objet de discussions, de stratégies et d’actions (Coquelin, 2001). Il est devenu un enjeu déclaré et un outil incontournable à l’échelle internationale en matière de préservation, de mise en valeur et de développement pour de nombreuses villes. Le rapport de la ville à son paysage voit ainsi naitre un nouveau paradigme conceptuel dans les politiques d’aménagement urbain, induisant l’intégration des préoccupations et prétentions paysagères à la problématique du développement durable des villes.

Par son approche globale, qui lie la dimension esthétique à d’autres dimensions spatiales, environnementales et sociales, le paysage urbain se place en diapason avec les enjeux de la ville durable et constitue l’occasion de s’interroger sur un cadre de vie urbain meilleur. L’approche paysagère se positionne ainsi avec une certaine rupture par rapport aux anciennes pratiques de construction de l’urbain. La leçon du paysage dans son approche contemporaine va au-delà de l’opposition urbanisation et paysage pour redéfinir une nouvelle relation de la ville avec ses potentialités paysagères.

Cette conscience paysagère se manifeste à la fois dans les politiques d’aménagement urbain et ce à plusieurs échelles (institutionnelles et opérationnelles). De ce fait, des mécanismes réglementaires (chartes paysagères, loi paysage, etc.) et des outils opérationnels (plans de paysage, atlas de paysage et de projet urbain, etc.) voient alors le jour. Des volets paysage sont ainsi introduits notamment en France dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) et dans les schémas de cohérence territoriale (SCOT). Structurer l’aménagement à travers les grands équilibres paysagers devient alors une des orientations stratégiques des projets urbains (fig. n° 1).

Figure 1. Le volet paysage dans le SCOT des Cotaux et de Val de Seine (source : http://www.coteaux-et-val-de-seine.fr).

Cette prise de conscience se manifeste aussi dans l’implication des paysagistes dans les opérations d’aménagement1Le Grand Prix de l’urbanisme fut d’ailleurs décerné ...continue à l’exemple d’Alexandre Chemetoff sur l’île de Nantes, de Michel Desvigne sur le site de Lyon Confluence ou bien dans l’aménagement du vieux port de Marseille, etc., où ils interviennent comme des acteurs essentiels à côté des urbanistes dans la recomposition des territoires urbains (Lechner, 2006).

De la nécessite à intégrer le paysage dans les projets urbains

Si depuis quelques années, une prise de conscience des problématiques environnementales se développe dans nos villes, elles se posent de plus en plus en termes de paysage. L’intérêt grandissant accordé à l’intégration de cette dimension dans politiques urbaines est motivé afin de répondre aux enjeux tant environnementaux, sociaux qu’économiques de la ville durable. A ce sujet, Blanc et Glatron (2005) soulignent que :

« […] dans les politiques relatives à la ville et à l’environnement, la paysage a une triple fonction : celle de contribuer à « contextualiser » les lieux dont les rédacteurs soulignent la dimension patrimoniale […] ; celle de fournir matière à l’élaboration d’outils participant du renouveau de l’aménagement urbain et de l’urbanisme, tout en freinant le développement de l’urbanisation moderne et fonctionnaliste ; celle, enfin, de contribuer au lien social. » (p. 67).

En effet, en s’appuyant sur le socle naturel, le paysage permet d’imaginer le territoire autrement. Blaison (2011) défend l’idée qu’une vision globale fondée sur le paysage qui pourrait être une clé pour construire le territoire d’une société post-carbone, puisque le paysage : « […] a la vertu de repositionner la question de l’eau, du climat, de l’agriculture, de la nature en ville, au cœur des réflexions et débats. » (p. 61). Une alliance entre ville et nature dans une optique de durabilité, cristallisée par le paysage est alors possible, affirme cette dernière.

D’autre part, la demande sociale du paysage se fait ressentir de plus en plus en ville. Les mutations rapides du paysage urbain face à la croissance urbaine et les conséquences qu’elles impliquent sur la qualité de vie au quotidien poussent les citadins à exprimer un désir de vivre dans un milieu plus apaisant auquel ils peuvent s’identifier qui fait souvent référence à un idéal de nature en ville (Cattin, 2007). Le paysage est reconnu comme constitutif du cadre de vie, comme composante de diversité culturelle et écologique des territoires, ainsi que comme support de la mémoire et de l’identité des habitants (Dubois, 2009).

En plus d’être un bien sociétal, le paysage se constitue aussi en un bien économique puisqu’il répond à deux critères qui caractérisent tous un bien économique, à savoir sa capacité à répondre à un besoin de demande sociale de paysage et sa rareté (Lifran Robert et Oueslati Walid, 2007). Certains paysages présentent des caractéristiques remarquables, et dans certaines mesures, irremplaçables dont la protection, la gestion et l’aménagement contribuent au développement économique de la ville (Conseil de l’Europe, 2000) et par conséquent contribuent à améliorer son attractivité touristique.

Figure 2. Le paysage à l’interface des pôles environnementaux, économiques et culturels (source : Chetelat, 2005).

Le paysage comme levier de promotion touristique de la ville

Séoul : la renaissance d’une rivière en plein cœur de la ville

L’avènement du tout automobile dans le siècle dernier a engendré un étalement urbain sans précèdent et le développement d’infrastructures routières qui s’est fait souvent au détriment des espaces naturels et du paysage de la ville. C’est le cas de la rivière de cheonggyecheon à Séoul, une rivière oubliée effacée de la mémoire du lieu, mais qui surgit aujourd’hui sous une nouvelle image.

Cheonggyecheon, une rivière ensevelie sous le Béton

Cheonggyecheon est une rivière, affluent du fleuve Han, se trouvant dans la partie Nord de Séoul. Dans l’année 1950, cette rivière était le symbole de pauvreté, de pollution, un immense cloaque à ciel ouvert. Ces berges étaient le lieu de vie de réfugiés de la guerre de Corée (fig. n° 3).

Figure 3. Les berges de Cheonggyecheon dans les années 1950 (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2009).

Après la guerre, la reconstruction de Séoul posa la problématique de la rivière en termes d’hygiène et d’urbanisme. La décision qui fut prise était de l’assécher et de la couvrir de béton pour la transformer en route en 1958 puis en 1967 jusqu’ à 1968, une voie express aérienne est construite sur son emplacement (fig. n° 4).  Depuis, l’autoroute Cheonggyecheon et ses environs sont devenus le symbole de modernité et d’industrialisation de la Corée du sud d’après-guerre. En 2000, les abords de l’autoroute, qui accueillaient sur ces deux voies respectivement 100000 et 70000 véhicules/jour comptaient 130 000 riverains, 77 000 commerces et une concentration d’artisans tous exposés à une forte pollution atmosphérique et sonore2L’Agence d’Urbanisme pour le développement de ...continue.

Figure 4. Le site de la rivière après la construction de l’autoroute (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2009).

Cheonggyecheon, un projet phare pour améliorer l’image de Séoul 

Après des décennies que la capitale de la Corée du Sud prônait un urbanisme centré sur les aménagements routier, Seoul décide de se refaire une nouvelle image internationale pour s’inscrire dans le concert des grandes métropoles. Elle met ainsi en place un plan stratégique pour revitaliser le centre-ville et sa périphérie proche. Des projets de renouvellement urbain voient le jour, ce fut une nouvelle étape dans la reconversion des autoroutes urbaines.

Le plan de développement pour le centre de Seoul vise un urbanisme qui met en équilibre conservation et innovation, qui met en valeur le patrimoine culturel, naturel et historique de la capitale, un urbanisme qui donne la priorité au piéton.

C’est dans cette conjoncture qu’en 2002, Lee Myung-bak, alors maire de Séoul, décide de réveiller Cheonggyecheon et lance un vaste projet de réhabilitation de cette rivière. Le projet de réhabilitation de la rivière a débuté en 2003 et consiste en la destruction totale de l‘autoroute surélevée, le maintien de boulevards de part et d’autre de la rivière et l’aménagement de ballades piétonnes sur les berges (fig. n° 5).

Figure 5. La rivière après réhabilitation (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2009).

Tout au long de la rivière, des séquences paysagères furent créées, selon les caractéristiques des zones traversées. Dans la partie de la rivière qui traverse les quartiers les plus denses (quartier de commerce et de bureaux), des aménagements qui révèlent le milieu urbain ont été favorisés, à travers la mise en scène du patrimoine historique de la ville et de l’histoire de la rivière, la création de décors minéraux, de jeux de lumière nocturne et des lieux d’animation. Par contre en aval de la rivière, dans les quartiers les moins denses, la séquence est plus naturelle avec des berges végétalisées (fig. n° 6)

Figure 6. Les différents aménagements des berges (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2009).

Sur ces 5.84 km, la rivière de Cheonggyecheon est un lieu agréable, une occasion de découvrir la ville tout en restant en contact avec l’eau et la nature. C’est un endroit très apprécié par les habitants et les visiteurs de Seoul. Cheonggyecheon est devenu un des sites les plus visités de Séoul et un levier majeur de la redynamisation du centre urbain.

Le projet de réhabilitation de la rivière a connu un impact médiatique important de rayonnement international. La suppression d’une autoroute pour remettre à jour une rivière urbaine a été perçue comme le symbole d’un changement majeur dans les politiques de gestion des villes et comme la concrétisation des principes du développement durable.

Le projet a redonné de la valeur aux quartiers et a suscité un afflux de visiteurs professionnels et de touristes étrangers, estimé à 1400 touristes/jour en 2006, ceux-ci injectent une valeur de 1,9 millions de dollars/an dans l’économie Séoulite3Ces données ont été tirées du document : LES AGRAFES ...continue. C’est ainsi que Seoul a misé sur le paysage pour relever le défi du déclin et pour rehausser son offre touristique.

Emsherpark (Allemagne) : Un projet de Grand Paysage

Emsher un territoire sensible

La vallée de l’Emsher fait partie du bassin de la Rhur, une région qui s’étale sur une superficie de 4500 km2 (fig. n° 9), elle a été longtemps la plaque tournante de l’économie allemande et ce depuis la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette place privilégiée lui a été possible grâce à l’exploitation du charbon et à la sidérurgie. Cette dynamique industrielle a attiré des millions de travailleurs et d’habitant et a engendré un urbanisme qui s’est fait au fil des années de manière aléatoire avec des agglomérations greffées sur les noyaux villageois colonisant tout l’espace.

Figure 7. La Ruhr et la vallée de l’Emscher (source : Bruno Lusso, 2014).

Mais, cette période de prospérité a été suivie d’une crise économique dès la fin des années 1980. A partir de 1988, frappée par la fermeture des mines suite à la crise du charbon de 1957 et le déclin de la sidérurgie, cette région a connu un déclin démographique et économique dont les impacts furent nombreux sur le territoire. Les nombreuses fermetures d’usines ont donné naissance à d’abondantes friches industrielles dans la vallée de l’Elmscher, comme héritage des nombreuses années d’activité économique et industrielle. Mais aussi d’une image dégradée, des points noirs dans le paysage d’un vaste territoire conjugué avec une pollution des sols, de l’air et de l’eau très importante. La rivière de l’Emscher) était un vrai égout à ciel ouvert depuis 1910, elle recueillait les rejets de nombreuses industries.

En plus des friches industrielles le déclin économique a laissé derrière lui des infrastructures et un urbanisme devenus désuets (fig. n° 8). Ces différents facteurs contribuent à une baisse d’attractivité générale de la région abandonnée par ces habitants et des investisseurs.

Figure 8. L’image dévalorisée du territoire de l’Esher (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2008).

La problématique des friches industrielles s’est vite posée. Elles étaient certes le symbole du déclin mais chargées d’histoire, elles fessaient partie prenante de la mémoire du lieu, du paysage de la ville et de la mémoire collective des habitants. Comment donner alors un nouveau souffle à ce territoire, tout en tenant compte de cet héritage industriel ?

Deux approches possibles se distinguaient dans le choix du devenir de cet ancien site industriel : Une première consiste à faire table rase en démolissant les anciennes installations pour dégager un terrain vierge qui ne présente aucune contrainte pour son urbanisation future. Un choix qui implique de nier l’histoire du site, et de renoncer à son patrimoine.

Tandis que la deuxième approche plus conservatrice s’appuie sur l’existant et redonne sens au lieu en conservant les anciens bâtiments. Cette approche propose de réhabiliter les bâtiments pour leur donner un second usage. Dans ce territoire sensible de l’Emsher, L’IBA4Le sigle IBA provient de l’appellation « Internationale ...continue Emscher Park (1989-1999) une structure « de sauvetage » de cette région, a travaillé avec une démarche innovante de conservation des friches industrielles, en tenant compte de l’important héritage industriel et a fait du passé un levier pour le développement de toute la région du Rhur.

Le parc paysager de l’Emsher : entre nature et culture

Afin de régénérer un territoire de 800 Km2, IBA a posé un regard neuf sur ce pays et adopté une démarche embellie du territoire en suivant plusieurs concepts fondateurs :

  • Le passé comme levier pour l’aménagement et le développement ;
  • Un changement d’image qui passe par l’Art, la Culture et la Nature ;
  • Une volonté écologique marquée pour un territoire plus attractif ;
  • la qualité des projets et une création imaginative du paysage.

Les échelles spatiales ont été abordées sur deux niveaux : le premier à l’échelle de la Rhur qui correspond à celle du « grand paysage », pris dans sa globalité dont l’identité a été cultivée par la reconversion des friches industrielles et l’aménagement d’un grand parc paysager. Le second à l’échelle locale avec une série de projets facilement lisibles par la population et qui s’intègrent dans la vision globale.

Figure 9. Le grand parc paysager de l’Emscher et les principaux projets emblématiques (source : http://fahrradtour.ruhr/°)

Afin d’opérer un changement d’image dans la vallée du Rhur, d’un territoire en déclin industriel à un territoire renouvelé plus attractif, le projet de l’IBA a été conduit suivant cinq axes stratégiques :

  • l’aménagement d’une coulée verte au cœur du territoire ;
  • la restauration écologique de la rivière de l’Emscher ;
  • la valorisation du patrimoine industrielle par l’art, la culture et la nature ;
  • travailler dans le parc à travers le développement d’activités nouvelles ;
  • habiter dans le parc, Rénover et construire de l’habitat de qualité.

L’aménagement du parc paysager de l’Emscher (fig. n° 10) s’est traduit par la création d’une traversée verte au cœur du territoire, en vue de redonner sa place à la nature et de créer un attrait paysager à la région et une rationalité urbanistique. Cet objectif a été mené à travers plusieurs actions. Il s’agissait de redonner une cohérence au paysage par la mise en place d’une trame verte qui permet à la fois de connecter les espaces verts sur toute la largeur de l’Emscher Park (70 km) et d’assurer une continuité les villes industrielles (cela a nécessité un travail en parallèle de requalification de la rivière de l’Emscher et de la mise en place de toute une démarche de valorisation de l’eau dans la ville. Cette grande traversée verte du territoire s’ouvre transversalement à travers des couloirs verts qui s’intègrent au territoire en sept endroits et reprennent des anciens tracés régionaux développés déjà en 1920.

Figure 10. les aménagements paysagers de l’Emscher Park (source : Agence d’urbanisme pour le développement de la région lyonnaise, 2008).

Ces visions à l’échelle du territoire se concrétisent aussi à l’échelle locale par de nombreux projets). En effet, IBA Emsher parc a développé une idée novatrice dans la reconstitution paysagère du site en menant un travail extraordinaire sur la mémoire du lieu à travers la revalorisation des bâtiments industriels (réaménagement, réaffectation des activités) à l’exemple du gazomètre d’Oberhausen transformé en un lieu d’exposition, la halle de Bochum devenue lieu de spectacle et la mine de Zollverein5L’IBA Emscher Park a conduit à inscrire la mine de ...continue classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les usines se voient ainsi s’offrir une seconde vie, espaces ouverts autour de pratiques culturelles, elles impulsent le tourisme culturel. Ceux qui étaient symbole du déclin deviennent les images positives de la région et de son avenir.

Les projets IBA ont permis d’offrir des repères visuels pour former un grand paysage malgré l’absence dans la Ruhr de points de vue initiaux (collines naturelles, cathédrales, etc.). En effet, l’ouverture des sites et le maintien des bâtiments industriels ont permis de créer des émergences offrant souvent une vue intéressante sur la région de l’Emscher.

Le projet IBA Emscher park a su donner à la fois une image singulière qui mêle nature et culture industrielle ainsi qu’une lisibilité à la vallée de l’Emsheret et exprime aussi une volonté de métropolisation en conférant une identité commune à toute une région.

Ce grand projet de paysage se présente comme l’occasion pour les habitants de retrouver un lien avec la nature et la rivière de l’Emscher et une opportunité de développer une attractivité touristique. En effet le nouveau visage du bassin de la Rhur a traduit une forte augmentation du tourisme. Certains sites atteignent le chiffre de 450000 visiteurs/an6Ces chiffres sont ceux avances dans le document « L’IBA ...continue. Le développement touristique engendre des retombées économiques et permet à la région de regagner en dynamisme.

Ce projet reste une leçon d’architecture et d’urbanisme qui met en avant les capacités d’un territoire à se métamorphoser et à s’inscrire dans les standards internationaux de modernité tout en faisant confiance à ces potentialités et à son histoire.

La promenade de la baie d’Alger : pérenniser l’image d’un territoire riche de son histoire et de ses paysages

Une baie à reconquérir 

La baie d’Alger se déploie directement au pied des montagnes de l’Atlas tellien et la plaine côtière qui la borde n’offre qu’une extension limitée en profondeur accentuée sur la partie ouest. Cette position a fait que le terrain naturel se présente avec de fortes déclivités et descend en gradins vers la mer. Ce qui fait qu’elle est une entité paysagère à part entière qui se distingue de son voisinage grâce à son potentiel paysager qui fait son originalité et lui confère un caractère exceptionnel celui de l’une des trois plus belles baies du monde tels que le confirme l’architecte Moretti : « Il y a trois baies plus belles que toutes les autres, ce sont Rio, Alger et Istamboul. Alger est la deuxième » (cité par Deluz, 2001, p. 13).

La présence de la mer, la courbure du rivage délimité par les deux pointes du cap Matifou à l’est et le cap Caxine à l’ouest et les roches escarpées du site forment cette entité paysagère qui se déploie en un vaste amphithéâtre cerné entre deux bleus azurs : la mer et le ciel.

Mais le paysage de la baie d’Alger est façonné aussi par son histoire, son évolution démographique et son développement. De ce fait, le paysage qui défile tout au long de son arc dévoile une succession de séquences paysagères (fig. n° 11) qui racontent de la meilleure manière l’histoire de la ville.

Figure 11. Séquences paysagères de la baie d’Alger (source : Faidi, 2013).

Une histoire, un patrimoine et des traditions riches, des paysages entre terre et mer, la baie d’Alger est une frange littorale qui a toujours été considéré comme la vitrine de la capitale à toutes les époques par lesquelles devrait passer toute volonté de changement.

L’aménagement du front de mer dans les années 30 qui célébrait le centenaire de la colonisation française, ou bien l’édification de l’hôtel Aurassi, le monument des martyrs, etc., ouvrages emblématiques surplombant les crêtes de la baie et symboles de l’Algérie indépendante, sont des exemples bien vivants.

Mais ce paysage exceptionnel n’a pas toujours été valorisé. La baie porte aujourd’hui les stigmates d’un urbanisme postindépendance anarchique et l’échec des politiques urbaines que l’état Algériens a menées sur ce territoire.

Le déséquilibre entre la frange ouest et la frange est avec une façade maritime complètement inexistante se faisait ressentir ; un paysage urbain diffus qui n’est que le résultat d’un étalement urbain non contrôlé qui rompt avec la logique du centre historique. Le paradoxe de voir la mer et de ne pas y accéder perdure, mais aussi un rapport ville-port qui a complètement basculé. Des conteneurs qui s’empilent les uns à côté des autres véhiculant une image répulsive et limitant ainsi les perspectives visuelles vers la mer. Les espaces publics perdent de leurs valeurs et connaissent la prolifération du marché informel. Une couronne végétale qui a disparu progressivement au profit d’une urbanisation galopante. Des oueds pollués à l’exemple d’oued el Harrach un vrai cloaque à ciel ouvert qui véhicule une image répulsive. Ainsi que des monuments historiques isolés non intégrés dans la structure paysagère globale. Autant de maux dont souffrait la baie d’Alger qui voyait son territoire se fragiliser.

Il était alors temps de reconquérir cette baie qui, malgré sa fragilité constitue un territoire qui peut impulser le développement de la métropole Algéroise et provoquer le changement tant attendu par les algérois.

La promenade de la baie d’Alger : une requalification paysagère de la façade maritime

A l’instar des grandes métropoles méditerranéennes, Alger fait aujourd’hui, et ce depuis 2010, l’objet de plusieurs transformations urbaines, impulsées par un plan stratégique à l’horizon 2030. L’Algérie ambitionne de faire de sa capitale une des vitrines et portes de l’Afrique, une éco-métropole moderne, attractive où il fait bon de vivre et qui trouve sa place en tête du peloton des grandes métropoles méditerranéennes.

Afin d’accompagner cette ambition, les autorités algériennes envisagent de grands travaux d’infrastructure, d’équipements et d’embellissement de la ville. C’est ainsi que la baie d’Alger se trouve au cœur même de ces mutations urbaines. D’autant plus que la stratégie de réhabilitation de la ville comprend, entre autres, le projet d’aménagement de sa baie avec au programme divers projets de grande envergure qui seront porteurs de transformations et de dynamique paysagère.

Le projet d’aménagement de la baie d’Alger se déploie sur un territoire de pas moins de cinquante (50) km de rivage et de cinq-cents (500) mètres en profondeur. Ce vaste projet manifeste une volonté politique d’agir vite sur Alger et surtout de procéder différemment en adoptant une démarche cohérente et globale avec des schémas à l’échelle de la ville et à l’échelle de la baie. Il s’articule autour de trois principaux axes : la revalorisation de la façade maritime et de l’espace urbain avec une attention particulière d’amélioration du paysage urbain et de production d’un paysage à voir, la reconquête des ports et de nouvelles polarités économiques ainsi que la renaturalisation de la ville. L’ensemble du projet adopte le principe « du collier de perles » (fig n° 13), la forme de la baie étant le collier et les projets prioritaires les perles.

Figure 13. Le schéma de cohérence du projet d’aménagement de la baie d’Alger qui illustre le principe du collier de perle (source : Groupement Arte charpentier, 2002).

Par ailleurs, la nature du site et l’amphithéâtre urbain adossé au relief incitent à renforcer le principe du « balcon urbain », en mettant en scène les équipements majeurs sur la mer aux débouchés des liaisons transversales, sur lesquelles ils prennent place, contribuant ainsi à matérialiser une promenade maritime continue, rythmée par des évènements majeurs.

Le projet le plus emblématique dans ce volet et la promenade de la baie qui est aménagé en continue sur l’ensemble du littoral du Cap Caxine au Cap Matifou tels qu’illustré en jaune dans la figure n° 13. Cette bande littorale qui été longtemps laissée à l’abandon revêt un nouveau visage.

Ce gigantesque espace public illustre l’importance accordée aux espaces publics en milieu urbain par les aménageurs. En effet, cette promenade est ouverte pour tous et accessible aux modes de circulations douces.

Les différents aménagements dont elle dispose (les terrasses du port, les bains naturels de Bâb l’oued, etc.) (fig. n° 14) offrent des espaces de rencontre, de partage, d’échange, de détente et de loisir et contribuent à la recréation du lien entre la ville et la mer et entre les algérois et la mer.

Figure 14. Aménagement prévus de la promenade d’Alger au niveau du centre historique (source : Groupement Arte charpentier, 2009).

Par ailleurs, il convient de citer le choix d’aménager un gigantesque espace public en bord de mer ponctué par des équipements structurants à l’extrémité des fenêtres vertes et conçu en respect de la capacité de charge de la frange littorale et du cachet architectural et du skyline de la ville.

Cette grande ouverture à la fois sur la mer et sur la ville contribue à une requalification et à une mise en scène du paysage urbain de la baie d’Alger qui défile le long de son parcours. Mais aussi, elle prend compte du potentiel paysager qu’offre la présence de la mer et l’architecture de la ville pour améliorer le cadre de vie des habitants et offrir un espace de découverte de la ville, de son histoire de ses paysages aux visiteurs.

Les travaux de réalisation ont débuté en 2013, une partie du projet « les Sablettes » qui s’étend de l’embouchure de Oued El Harrach à la station de dessalement d’eau de mer d’El Hamma, sur une distance 4.5 kilomètres a été ouverte au grand public en 2014 (fig. n° 14).

Figure 15. Aménagement réalisé sur la promenade des sabelettes côté embouchure de oued El Herrach.

La promenade des Sablettes fait partie de ces nouveaux endroits qui attirent un nombre impressionnant de visiteurs, avides de distractions et de rencontre avec la nature. Elle offre des vues imprenables sur la mer et sur la baie, accentuées par l’aménagement d’une grande roue haute de 40 mètres, qui permet de découvrir le paysage urbain en hauteur.

La promenade des Sablettes est une première tranche de la grande promenade de la baie d’Alger. Elle témoigne, vu sa fréquentation, de sa contribution au développement de l’attractivité touristique d’Alger. Des habitants des wilayas voisines à l’exemple de la wilaya de Boumerdes, Tipaza, Blida, etc., choisissent de passer leurs journées ensoleillées de week-end dans cet endroit, comme témoin de l’impact régional qu’engendrent ces aménagements paysagers.

Conclusion

L’étude des trois exemples nous a permis de valider notre hypothèse de départ qui stipulait que le paysage est un argument de développement et de promotion touristique de la ville. Que ce soit à l’échelle régionale ou bien locale, les exemples étudiés ont démontré la capacité qu’ont les éléments du paysage à créer la singularité tant recherchée par la ville et à attribuer de la valeur ajoutée à un territoire urbain. Aussi, l’intégration des éléments du paysage urbain dans les grands projets permet de rehausser le caractère naturel de la ville qui en a longtemps été dissociée, de révéler son histoire et des atouts architecturaux et urbanistiques pour en faire des leviers de développement urbain et de promotion touristique. En d’autres termes, le paysage redéfinit le rapport de la ville à son territoire, à son histoire, à sa géographie et aux éléments naturels qui la constituent et la fondent. Il s’impose comme un partenaire incontournable du projet urbain, pour un cadre de vie meilleur et pour la construction d’une image plus attractive.

Les expériences menées à Seoul et en Allemagne ne sont qu’un échantillon parmi d’autres qui témoignent de l’importance que prend aujourd’hui le paysage dans la réflexion sur la ville. Son intégration dans les projets urbains permet ainsi de déclencher une dynamique urbaine qui concilie entre économie, écologie et dimension sociale sans devoir pour autant affecter l’originalité du lieu. Ces expériences dont les enseignements ont permis de mettre en place des outils d’aménagement innovants nous intéressent et plus particulièrement dans le cas d’Alger, qui est aujourd’hui consciente du potentiel paysager de sa baie. Le projet d’aménagement de la grande promenade en est déjà un exemple. Alger pourrait alors mettre à profit certaines leçons pour renforcer l’identité de son territoire grâce à une démarche de projet métropolitain centré sur le paysage et afin de relancer sa compétitivité en général et son attractivité touristique en particulier.

References   [ + ]

1. Le Grand Prix de l’urbanisme fut d’ailleurs décerné à Alexandre Chemetoff en 2000, et à Michel Corajoud en 2003.
2. L’Agence d’Urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise, 2009.
3. Ces données ont été tirées du document : LES AGRAFES URBAINES : Retisser la ville. L’insertion des voies rapides et des périphériques en milieu urbain, établi par l’Agence d’Urbanisme pour le développement de l’agglomération lyonnaise en 2009.
4. Le sigle IBA provient de l’appellation « Internationale Baustellung », qui signifie littéralement « Exposition Internationale », c’est une démarche architecturale et urbaine qui permet d’inventer des solutions innovantes que l’Allemagne a développer.
5. L’IBA Emscher Park a conduit à inscrire la mine de Zollverein au patrimoine mondial de l’Unesco. Transformée de manière spectaculaire, c’est aujourd’hui un lieu d’événements
6. Ces chiffres sont ceux avances dans le document « L’IBA Emscher Park, une démarche innovante de réhabilitation industrielle et urbaine » élaboré par l’Agence d’Urbanisme pour le développement de la région lyonnaise en 2009.


Références bibliographiques

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Pour citer cette article

et , "Le paysage urbain au profit de l’attractivité touristique des villes", RIMEC [en ligne], 04 | 2020, mis en ligne le 16 décembre 2019, consulté le 10 August 2020. URL: http://www.revue-rimec.org/le-paysage-urbain-au-profit-de-lattractivite-touristique-des-villes/